L’Europe à l’assaut de la NBA

Ligue majeure de basketball dans le Monde, la NBA fait rêver tous les amoureux du ballon ocre. Aujourd’hui, outre les américains, de plus en plus d’Européens viennent tenter leur chance pour se faire un nom aux Etats-Unis. Une tendance qui n’est sans doute pas prête de s’infirmer.

Qui dit basket dit forcément NBA ! La Ligue américaine est, de loin, celle qui aura le plus contribué à la popularité de la discipline. Magic Johnson, Larry Bird, Michael Jordan, Lebron James, Steph Curry pour ne citer qu’eux, apparaissent comme les figures de proue d’un sport pour lequel les États-Unis ne laissent que peu de place aux autres nations. À l’image de sa sélection nationale, qui domine largement la discipline, la NBA américaine fait rêver tous les amateurs de parquets, et notamment les joueurs de talent venus d’outre-Atlantique. Bien que l’organisation aura mis du temps avant d’ouvrir ses frontières aux joueurs non communautaires, les basketteurs étrangers, et notamment européens, tendent à devenir des stars à part entière que les différentes franchises s’arrachent. Focus sur ces hommes qui ne cessent de venir aux USA tenter leur rêve américain.

La ruée vers l’or

Le temps où la NBA se recroquevillait sur ses frontières est bel et bien révolu. Les joueurs étrangers constituent désormais une composante importante dans de grandes franchises américaines. Avec l’ultra domination de la NBA et l’exposition sans commune mesure qu’elle offre, il va de soi que les joueurs européens et étrangers ont tout intérêt à performer au sein de la plus prestigieuse et qualitative des compétitions. Souvent, ces derniers n’ont d’ailleurs aucun mal à répondre à l’intensité requise, devenant, au fur et à mesure, des joueurs indispensables à leur formation. Pau Gasol et Tony Parker, arrivés en 2001 du côté des Spurs, font par exemple partie de ceux-là et auront incontestablement marqué l’histoire récente de la NBA.

Pour la petite histoire, Tony Parker a été Drafté en 2001 par les San Antonio Spurs en fin de premier tour en 28ème choix. Une arrivée bien discrète que ne doivent sûrement pas regretter les dirigeants du club, tant le meneur de jeu français a fait les beaux jours de la franchise texane durant de longues années. La donne est d’ailleurs sensiblement semblable pour son compère et ami espagnol, Gasol, avec qui il aura incontestablement marqué une génération de suiveurs du basket. Sûrement l’un des plus beaux exemples du talent venu d’Europe en termes de basket.

Avant eux, l’ailier Dirk Nowitzki aura lui fait office de pionnier dans le genre. Arrivé en 1998, il a lui aussi déjoué les cotes de la NBA et surpris l’Amérique par son style de jeu si atypique et différent. Depuis, l’Allemand est tout simplement devenu le meilleur marqueur de l’histoire de la franchise de Dallas. Outre avoir battu record sur record et prouvé, au même titre que Parker et Gasol, que les talents européens ne sont pas à négliger, son style de jeu novateur et davantage axé sur ses qualités techniques auront notamment marqué les esprits. Ses fameux shoots à 3 points, si bien dosés, continueront longtemps à régaler les amoureux du basket.

Ces quelques illustres exemples donnent une idée de l’évolution qui s’est produite au début du 21ème siècle et qui se poursuit de nos jours. Les clichés, d’un basket américain fait pour les Américains, semblent de plus en plus mis à mal, et cela ne semble pas prêt de s’arrêter. Chaque dirigeant n’est en effet pas contre l’idée d’avoir dans ses rangs des joueurs de la trempe de Parker ou Gasol, et scrute aujourd’hui sérieusement le marché européen. On le voit d’ailleurs cette saison encore, avec les Français Gobert, Fournier, Batum et Ntilikina, qui brillent dans leurs franchises respectives.

Et demain ?

Et demain alors, quels européens seront capables d’enflammer les parquets américains ? S’il en existe sans doute beaucoup au fort potentiel, Luka Doncic est, sans conteste, l’espoir européen qu’il faudra suivre dans les années à venir. Le meneur de jeu slovène, passé par le Real Madrid, impressionne son monde à Dallas et réalise des débuts tonitruants sous ses nouvelles couleurs. À peine âgé de 19 ans, il illustre sans doute l’attention de plus en plus grande donnée aux très jeunes talents européens par les franchises NBA. Doncic, sur qui beaucoup d’espoirs reposent, reste l’un des symboles du renouveau de la Ligue : s’ouvrir, pour continuer à grandir !

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