LE CALENDRIER DE L’AVENT #5

équipe angleterre

Alors que l’Euro 2016 approche à grands pas, les spécialistes de la Team Wincomp’ ont décidé de se pencher sur un nouveau prétendant à la victoire finale cette semaine :  l’Angleterre !

Groupe : Angleterre – Pays de Galles – Russie – Slovaquie

A la différence d’autres grandes nations du football européen, l’Angleterre n’a jamais remporté le championnat d’Europe de football (2 troisièmes places en 1968 et 1996). Peut-être que ce sera la bonne cette année… Voilà désormais 50 ans que la sélection britannique n’a plus remporter la moindre compétition internationale. Pire encore, depuis leur victoire finale lors la Coupe du Monde 1966 organisée sur leur sol, les Britanniques ont été incapables de se frayer un chemin jusqu’en finale, craquant régulièrement lors d’épisodes de tirs aux buts fameux.

Les forces de la sélection :

On ne peut cependant retirer aux hommes de Roy Hodgson leur parcours exemplaire lors des éliminatoires de l’Euro 2016 : 10 victoires en 10 matchs joués, 31 buts inscrits pour seulement 3 encaissés, voilà un bilan comptable qui ferait saliver bien des sélectionneurs. Ces victoires ont permis de souder le groupe et de lui donner confiance en ses qualités. En dépit de ce brillant parcours, il faut cependant reconnaître que la sélection anglaise était tombé dans un groupe plutôt abordable (Slovénie, Saint-Marin, Suisse, Estonie, Lituanie).

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La sélection anglaise possède également la grande chance de comprendre un grand nombre de jeunes joueurs à fort potentiel qui ont littéralement crevé l’écran ces dernières années. Les exemples de Jamie Vardy (Leicester) ou de Dele Alli (Tottenham) sont ainsi particulièrement frappants. Dans le même temps, l’excellente saison délivrée par Harry Kane a permis de confirmer tous les espoirs placés dans l’attaquant britannique. C’est donc une équipe à l’accent particulièrement jeune qui s’envolera pour la France en juin. Revers de la médaille, si l’arrogance de la jeunesse n’est plus à prouver, il est sûr que de nombreux joueurs n’ont pas encore connu de joutes de niveau international : il leur faudra donc apprendre, et vite…

Point positif supplémentaire, l’Angleterre a obtenu un groupe à l’Euro plutôt favorable et dont elle fait partie de favorite. Si la Russie est une équipe pas toujours facile à jouer, le Pays de Galles ne dispose lui pas d’un réservoir de joueurs gigantesque et reste dépendant des fulgurances de ces meilleurs joueurs, quand ils ne sont pas blessés (coucou Gareth Bale !). Enfin, la Slovaquie ne boxe pas dans la même cour que les nations précédentes.

Les points d’interrogation :

Quels titulaires en défense :
Historiquement, la défense est l’un des secteurs clés sur lesquels ont pu se reposer aisément les différents sélectionneurs des Three Lions au cours des décennies. Or Rio Ferdinand a quitté la sélection il y a quelques années, John Terry l’a ensuite suivi. Cahill n’a quant à lui plus le niveau dantesque qu’on l’a vu affiché avec les Blues l’année dernière.

Un manque général de talent  :
S’il est intéressant de constater que la sélection anglaise dispose de nombreuses solutions de rechange à quasiment l’ensemble des postes. Or cette diversité est également le signe d’un mal plus profond, à savoir que la sélection britannique manque de top players, indiscutables en sélection. Auparavant des joueurs comme Lampard, Gerrard, Terry s’imposaient d’eux-même sur la feuille de match de par leurs immenses qualités. Ce n’est dorénavant plus le cas au pays de Shakespeare.

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L’absence d’un leader :
Cette remarque est intrinsèquement lié au point précédent. En effet, si Rooney porte aujourd’hui bravement le brassard de capitaine, il est certain qu’il ne dispose pas de l’âme naturel et du charisme d’un leader capable de transcender ses troupes. Cette situation est d’autant plus problématique que sa grave blessure au genou va l’avoir éloigné des terrains pendant plus de deux mois cette saison, ce qui peut lui poser des problèmes de rythme au mois de juin. Les blessures au genou étant par essence délicates, il n’est cependant pas certain qu’il retrouve son niveau pré-blessure.

La pression des médias :
Comme à leur habitude, les médias britanniques ont lancé une vaste campagne de pub et de promotion vantant les mérites de la sélection nationale et détaillant précisément pourquoi elle était la mieux placée pour remporter le trophée, dédaignant complètement de ce fait la phase de poule. Or l’on sait que de telles campagnes placent une pression considérable sur les épaules des joueurs, conduisant parfois à une baisse de leurs performances (cf. la Coupe du monde 2015 de rugby  s’étant soldée par l’élimination de l’Angleterre, pourtant nation hôte, dès les phases de poule).

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