LE CALENDRIER DE L’AVENT #3

roja5Après avoir étudié les chances de la France et de l’Allemagne pour l’EURO 2016, la Team Wincomp’ s’est penchée sur le cas du tenant du tire : l’Espagne. Tenante du titre, la Roja espère réaliser un triplé inédit de la compétition et rentrer un peu plus dans l’histoire.

Groupe D : Turquie – Espagne – Croatie – République Tchèque

Double vainqueur de l’Euro (2008 face à l’Allemagne et 2012 face à l’Italie), la Roja entend bien réaffirmer sa suprématie sur la planète foot en s’imposant lors de cette édition 2016. Favorite des bookmakers et des parieurs, la sélection entend bien frapper un gros coup cet été.

Ce statut de favori peut notamment s’expliquer par la brillante campagne de qualification de l’Espagne, qui a terminé en tête de son groupe avec 9 victoire (pour seulement une défaite) au compteur. De plus, il est certain que la claque reçue lors du mondial brésilien (2014) a bousculé la sélection espagnole qui ne s’attendait surement pas à se faire éliminer dès le premier tour. Alimentés par cette soif de vengeance, les Espagnols n’auront qu’un seul but : redevenir la meilleure équipe européenne.

Force de la sélection, l’équipe est constituée autour d’un noyau dur de joueurs expérimentés (Sergio Ramos, Iniesta, Piqué), à l’expérience des grandes compétitions incomparables  et qui évoluent en grande majorité au sein du championnat espagnol, auxquels le sélectionneur Vicente Del Bosque a introduit minutieusement du sang neuf ces dernières années. En conséquence, la Roja pratique un jeu léché, enjoué, à une touche de balle et la qualité technique de ces joueurs ne saurait être niée.   

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Les points d’interrogation :

– La Roja n’a toujours pas trouvé son numéro 9 :
En effet, les attaquants de la sélection éprouvent les plus grandes difficultés à trouver le chemin des filés, en particulier Diego Costa. Or son cas particulier pose question car le style de l’attaquant de Chelsea, extrêmement physique et toujours à la limite du répréhensible, ne colle pas à l’ADN de la sélection basé sur la possession du ballon et le redoublement de passes pour déstabiliser le bloc adverse. Après avoir poussé pour qu’il rejoigne la sélection espagnole, le sélectionneur semble traîner l’attaquant londonien comme un poids mort, et ce alors que d’autres joueurs semblent en pleine bourre cette saison. On peut ainsi penser à Morata ou bien à Aduriz, qui réalise la meilleure saison de sa carrière à 35 ans.

– Le poste de gardien :
Comme tout le monde le sait, le sélectionneur espagnol est homme à mourir avec ses principes et ses hommes clés. On le voit donc mal bousculer le statut d’Iker Casillas, capitaine et portier emblématique de la sélection alors qu’un jeune gardien tel que De Gea réalise des prouesses chaque semaine en Premier League.

– Le manque d’expérience de la jeune garde :
La sélection espagnole a remporté ses 3 derniers titres grâce à une ossature composée de joueurs exceptionnels et qui ont joué près d’une décennie les uns à côté des autres. Or remplacer un Xavi ou un Puyol, préparer la succession d’un Iniesta et d’un Casillas ne sont pas chose aisée et ajoutent une pression supplémentaire sur les épaules des nouveaux venus. De plus, les nombreux succès de cette génération dorée ont retardé l’éclosion internationale de jeunes talents qui manquent encore cruellement d’expérience à ce niveau (Isco, Koke etc.).

– L’absence de remplaçants confirmés en défense centrale :
Alors que juin approche à grand pas, la faiblesse du banc espagnol sur le plan défensif interpelle. Aucun jeune joueur espagnol ne semble aujourd’hui avoir la capacité à intervenir ponctuellement en défense centrale pour soulager Sergio Ramos ou Gérard Piqué, dont le remplaçant attiré n’est autre que Raul Albiol (31 ans).

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