Coupe du Monde 2014

coupe-du-monde-2014La Coupe des Confédérations venant de s’achever, le compte à rebours est lancé avant la prochaine Coupe du Monde qui se déroulera au Brésil en 2014. Répétition générale avant l’organisation de la grande messe du football, plusieurs enseignements ont pu être tirés de cette Coupe des Confédérations 2013. Sportifs ou non, ces enseignements permettent de se faire une idée sur le déroulement que prendra le Mondial 2014. 

 

Une opposition massive

 

S’il y avait une chose à retenir de cette Coupe des Confédérations, ce ne serait malheureusement pas la victoire du Brésil mais la forte mobilisation du peuple brésilien contre l’organisation de la Coupe du Monde sur ses terres. On pourrait croire à un comble, ce peuple, féru de football, qui adoube plus que dans n’importe quel autre pays sa sélection nationale mais qui se retourne contre elle. C’est une sorte de perte de foi dans le pays du football où ce sport prend des allures de religion. C’est surtout une prise de conscience des sommes colossales investies pour organiser ce mondial alors que l’Etat brésilien demande à ses concitoyens de faire des efforts. L’augmentation du prix des tickets de transport en commun aura d’ailleurs été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase brésilien. L’incompréhension règne, comment être en mesure d’investir des milliards de dollars dans la construction de stades et de demander l’effort du peuple derrière ? Même Romario, l’ancienne gloire du football brésilien a critiqué cette organisation, annonçant que cette Coupe du Monde ne serait pas celle de tous les brésiliens. Avec ces mots, Romario pointe du doigt le prix exorbitant des billets et donc hors d’attente pour une grande partie de la population Auriverde. En pleine communication sur l’assainissement de ses favelas, où l’armée intervient régulièrement, la présidente brésilienne, Dilma Roussef se voit ainsi confronter à une nouvelle crise à gérer. La situation brésilienne fait penser à celle de l’Afrique du Sud en 2010 où de vives polémiques avaient émergées suite à l’organisation de la Coupe du Monde. Finalement, le moment venu, tout s’est bien déroulé. Pour l’image du Brésil et celle du football, espérons qu’il en soit de même. Toujours est-il que la pression qui repose sur la Seleçao ne fera qu’augmenter.

 

Le Brésil déjà favori ?

 

D’un point de vue sportif, le duel annoncé entre l’Espagne et le Brésil a bien eu lieu … jusqu’en finale où la Seleçao n’a fait qu’une bouchée de la Roja (3-0). Lancés dans une préparation de 4 ans, les brésiliens approchent du point culminant de leur forme qui doit les voir remporter leur Coupe du Monde. Emmenée par de jeunes talents tels que Neymar, Lucas Moura ou Paulinho mais également encadrée par des joueurs expérimentés comme Thiago Silva ou Daniel Alves, cette équipe brésilienne a fière allure et s’annonce comme la grande favorite à la succession d’une Espagne vieillissante et qui a montré des signes de fébrilité inquiétants. Et bien que l’Allemagne, l’Italie ou l’Argentine seront des féroces concurrents, aucun brésilien ne veut connaitre ce que leurs ainés ont vécu en 1950, année du dernier mondial organisé au Brésil qui avait vu l’Uruguay, à la surprise générale, dominer la Seleçao en finale au Maracaña. C’est la plus grande humiliation qu’ait connue le football auriverde qui n’a plus été sacré depuis 2002. Pire, après avoir connu 3 finales consécutives (1994, 1998 et 2002), le Brésil n’a pas réussi à franchir le cap des quarts de finale en 2006 et 2010. Cette fois-ci, ils n’auront pas le choix, tout autre résultat qu’une victoire finale ne leur sera pas pardonné et par les temps qui courent, une Coupe du Monde serait le plus beau des cadeaux à offrir à un peuple auriverde qui en a bien besoin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *