L’équipe-type : scandales capillaires

.Cette équipe a de l’allure. Un style inimitable pour impressionner l’adversaire, monopoliser le cuir (chevelu), et marquer, de la tête évidemment. Car le onze que voilà n’est pas une équipe de coiffeurs. Et même s’ils n’en ont pas beaucoup dans le crâne, ils en ont au moins dessus.  .

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René Higuita

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René Higuita, c’est de la folie pure. On retient de lui ce fameux coup du scorpion, réalisé à Wembley contre l’Angleterre. Une sacrée prise de risque pour assurer le spectacle. Des prises de risque qui ne lui ont pas toujours réussi. On se souvient de sa perte de balle en 8e de finale en coupe du Monde, face à Roger Milla qui marque dans le but vide. Plus grave, Higuita aime aussi défrayer la chronique en dehors des terrains de foot. Très proche des barons de la drogue colombiens, il est impliqué dans un kidnapping, puis se fait contrôler positif à la cocaïne. Un sacré numéro.
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Taribo West
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Le défenseur nigérian pourrait se voir décerner les Ciseaux d’or du drame footbalistico-capillaire. Formé à Auxerre, où il a remporté le doublé coupe-championnat en 1996, on regrette qu’il n’ait pas embarqué le fameux bonnet de Guy Roux à son départ pour l’Inter. Sinon, Taribo West était un footballeur doué et puissant, un Taye Taïwo en plus technique. Mention spéciale pour avoir terminé sa carrière en Iran.

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Mamadou Sakho

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Le jeune parisien porte fièrement la crête, bariolée façon abeille de préférence. Et ça se comprend, les attaquants n’ont guère intérêt à s’y frotter. Mamadou Sakho est l’un des meilleurs talents français en défense. Il reçoit d’ailleurs le titre de meilleur espoir de Ligue 1 en mai dernier. Déjà sélectionné 4 fois en équipe de France, on aura l’occasion de le revoir chez les Bleus.
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Abel Xavier

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Inratable sur le terrain en raison de sa crinière peroxydée, Abel Xavier aime se faire remarquer. Mais ce n’est pas toujours glorieux pour le Portugais. Les supporters français lui sont éternellement reconnaissants de s’être pris pour un gardien de hand en demi-finale de l’Euro 2000. Penalty, but en or de Zizou. On connaît la suite.

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Chris Waddle

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Chris Waddle aurait pu être allemand en 1984, ou bulgare en 1994. Mais Chris nous vient du nord de l’Angleterre, fut ouvrier dans une usine de saucisse, avant que sa carrière ne décolle à Newcastle. C’est à Marseille qu’il se forge une belle notoriété de ce côté-ci de la Manche : 3 championnats, et une coupe mullet à tout jamais gravée dans la légende de la Cannebière.
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Carlos Valderrama

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Le milieu de terrain dissimulait sous sa touffe blonde un sens génial de la passe. Trois coupes du monde, deux titres de meilleur joueur sud-américain de l’année. Valderrama réalise une carrière exceptionnelle, avant de s’exiler aux Etats-Unis. Le Michel Polnareff colombien, en somme.
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Marek Hamsik

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Le Slovaque aime impressionner. Pour un homme glabre à l’allure juvénile, c’est dur. Pour faire méchant, Marek Hamsik a sa solution : des tatouages, et une coupe de cheveux à la DragonBall Z. Et vu la rouste que la Slovaquie a mis aux champions du monde italiens en juin dernier, ça a l’air efficace.
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Gervinho

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Surnommé « Cléopatre » dans le vestiaire lillois, Gervinho remporterait haut la main le titre du plus grand front au monde. S’il fait preuve de mauvais goût dans le domaine capillaire, Gervais Yao Kouassi a au moins eu la bonne idée de se trouver un pseudonyme. Porter un nom de glace quand on est ivoirien, et un prénom de président lensois quand on est lillois, c’est pas terrible.

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Tony Vairelles

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Tony Vairelles, c’est la D1 qu’on aime. Cet attaquant atypique est le symbole de l’anti-bling bling. Tony la gâchette ne sera jamais grillé en compagnie d’une Zahia Dehar. Il préfère écouter de la musique country, respirer l’air frais de la campagne et promener son chien (voir ce merveilleux reportage de téléfoot, vintage à souhait). Un mec sympa.
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Ronaldo

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Le Phénomène, récemment retraité, a un palmarès exceptionnel. Revenu d’outre-tombe, il connaît son apogée lors de la coupe du monde 2002. Pas de chance, cela coïncide avec la coupe de cheveux la plus ridicule qu’un conseiller en style ait pu créer. Le pire ? Les centaines de gamins brésiliens arborant fièrement la touche Ronaldo après le sacre de la Seleçao.
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Djibril Cissé

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Djibril Cissé n’a clairement pas eu de bol dans sa carrière internationale.

Euro 2004 : suspension. Coupe du Monde 2006 : fracture tibia-péroné en match de préparation. Euro 2008 : exclu de dernière minute. N’évoquons même pas la coupe du monde 2010.
Et si Djibril était responsable de son sort ? La crête fluorescente, les tatouages dans le dos… Il ne fallait pas provoquer les Dieux du foot.

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