La FDJ a perdu son procès en diffamation contre Robert Riblet

Mercredi dernier, La Française des Jeux a perdu son procès en diffamation à l’encontre de Robert Riblet, ingénieur retraité, qui avait dénoncé le système des jeux de grattage et le hasard non aléatoire pratiqué par la FDJ

Robert Riblet était poursuivi pour avoir affirmé en février 2006, sur la radio Europe 1 et également à travers d’entretiens au JDD et 20 minutes,

les consommateurs de jeux de grattage étaient « victimes de discriminations » car certains de ces joueurs « grattent parfois sans avoir aucune chance de gagner ». Selon lui, la FDJ est coupable de « tricherie organisée »

Lors de l’audience du 22 octobre, deux témoins exerçant en tant que buralistes avaient constaté qu’un seul lot significatif était présent par livret. Certains joueurs, ayant compris le système, augmentaient leurs chances de gains en piochant dans des livrets n’ayant pas encore fourni le ticket gagnant.

La FDJ avait jugé ses propos « diffamatoires » et « blessants à l’égard des 900 collaborateurs, 39 000 détaillants et 29 millions de joueurs » et avait assigné M. Riblet en justice

Le mercredi 26 novembre, la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris l’a finalement relaxé pour ses propos. La chambre a estimé que ces propos « pour vif qu’il soit, ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d’expression dans une telle controverse ».

Le tribunal a justifié sa décision en expliquant que l’ensemble des éléments de preuve apportés par M. Riblet « conférait un assez large choix aux faits objectifs » qu’il avait relevés.

M. Riblet s’est déclaré « très satisfait » de cette décision, la FDJ a préféré souligner que le jugement a montré que la FDJ respectait bien « les textes qui lui sont applicables, lesquels autorisent depuis 2002, un hasard qui ne serait que prépondérant »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *