Le livre de Jerôme Rothen : ça balance

Et oui les footballeurs ne sont pas limités à se servir d’un ballon, mais, comme le montre Jérôme Rothen, ils savent parfois prendre la plume.
Le blog Wincomparator s’intéresse aujourd’hui à ce livre car il est toujours bon de connaître l’actualité par ceux qui la vivent. Et quoi de plus parlant qu’un article sur le football quand celui-ci est issu d’un livre écrit par un footballeur.

Vendredi dernier, l’Equipe magazine publiait des extraits du livre du milieu gauche du Paris Saint Germain, Jérôme Rothen. Ce qui est assez osé dans cette autobiographie est le fait que le milieu de terrain n’hésite pas à attaquer des personnalités du football 

Ce livre s’intitule « Vous n’allez pas me croire », il est publié aux Editions Prolongations, au prix de 18,90 € (eh oui, l’anecdote croustillante a un prix)
Ci-dessous quelques dossiers amusants dans « Vous n’allez pas me croire » :

Zidane.  Jérôme Rothen  s’attaque à Zizou, 31 buts en 108 sélections avec les Bleus. Rothen raconte ainsi une scène s’étant dérouler pendant le match de la Champions League, Monaco en Real Madrid en avril 2004 ; «Son tacle (ndlr: de Zinedine Zidane) me fauche la cheville et je me retrouve au sol. Je n’ai pas vraiment mal, mais vu qu’il ne reste que quelques minutes à jouer, je m’écroule comme un mauvais acteur de cinéma. (…).

Zinedine s’arrête à côté de moi, se penche et me lance : «Relève-toi, fils de p…». Ce que Rothen regrette par-dessus tout, c’est que «Zizou» ne se soit jamais excusé.

Fabien Barthez est aussi sous le feu des critiques de Rothen il ne lui a «tout simplement jamais adressé la parole, ou alors pour (le) pourrir». «Entre le gardien de l’équipe de France et moi ça ne l’a jamais fait».

William Gallas, défenseur à Arsenal en prend pour son grade. Que ce soit à Clairefontaine ou à Caen, Rothen et Gallas ont été dans le même bateau. Malgré cela, le milieu balance « «Je pense que William Gallas ne m’en voudra pas si je raconte qu’il appartenait à la catégorie des vrais cancres, incrustés au fond de la salle, loin du tableau noir. En fait, à l’école, William était une vraie truffe».

La réaction du défenseur international ne s’est pas fait attendre « Je suis mécontent car Jérôme aurait pu m’en parler avant. Il n’avait pas mon accord et surtout il parle d’histoires quand on avait 16 ou 17 ans. »

Par rapport au PSG, Rothen remet le couvert pour parler de ses ex entraineurs.

Guy Lacombe il lui reproche d’avoir confondu un drapeau brésilien et un tapis de jeu de cartes qu’il avait brandi au-dessus de sa tête peu après le match de Tel Aviv. Guy Lacombe pensait que Rothen fêtait l’arrivée de Raï pour le remplacer.

Lacombe a aussitôt réagi par presse interposée : « Ce qui m’a le plus choqué ce soir-là, ce n’est pas par rapport à Raï ou autre chose. C’est de voir Jérôme faire la fête alors qu’on venait juste de prendre une branlée contre Tel-Aviv et qu’un supporter était mort. N’oubliez pas que M. Rothen faisait ce qu’il voulait chez nous. Il a refusé de venir jouer un match de Coupe d’Europe, à Boleslav,  sans raison. »

Vahid Halilhodzic était un « personnage autoritaire et intrusif peu à l’écoute de ses joueurs » selon l’ancien milieu international.
Coach Vahid n’a pas tardé à répondre « J’ai l’impression qu’il parle beaucoup. Il a toujours trop parlé. C’est moi qui l’ait fait venir au PSG. Après, malheureusement, il était toujours blessé. C’est incroyable quand même qu’il ose raconter des choses fausses. (…) Peut-être que lui n’a jamais compris que si j’étais un peu sur son dos, c’était pour son bien. »

Enfin, il y a quand même un entraîneur qui trouve grâce aux yeux de Rothen : il s’agit de Didier Deschamps. «Je dois tout – ou presque – à Didier Deschamps. C’est lui qui m’a recruté alors que j’évoluais à Troyes, dans un club bien moins huppé que Monaco. Il n’a jamais douté de moi ». Rothen avoue pourtant avoir lancé un «stupide : «Espèce d’enc…, je vais te … ta race» devant une caméra de Canal + après avoir été sorti d’un match Monaco- Nice par son entraîneur, Didier Deschamps. « Je me rendrai compte, trop tard, que j’étais vraiment le plus nul ce soir-là, admet Jérôme Rothen. (…) Je regrette vraiment ce dérapage, mais Didier, lui, n’en garde aucune rancune».

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